Dimanche 9 décembre 2007
Je me suis demandée s'il était possible d'appliquer certaines techniques de la méthode Montessori pour apprendre l'anglais (ou une autre langue d'ailleurs) à des petits français. Cela tombe plutôt bien puisque je donne une heure de cours d'anglais par semaine à une petite fille très motivée et très curieuse de 11 ans. La dernière fois, j'ai donc testé une des méthodes sans lui dire que cela venait de Montessori d'ailleurs. Le but de cet exercice est de faciliter l'assimilation du vocabulaire de la langue anglais, afin d'éviter à tout pris l'utilisation de listes de vocabulaire à apprendre par choeur qui sont la hantise de tout le monde ! En plus, on insiste beaucoup plus sur la prononciation. Voici le principe :
  • Je lui dis d'abord que "this is" veut dire "cela est", car elle n'est pas encore très à l'aise avec le fait de deviner le sens des mots : elle ressent le besoin d'être sûre de leur signification.
  • Puis, je lui dis : "This is a Christmas tree", en montrant avec mon doigt le sapin de Noël installé dans son salon. Bien sûr, elle reconnaît instantanément Christmas et tree qu'elle a appris à l'école. Mais, elle n'avait pas réussi à retrouver ces deux mots avant que je ne les lui disent : elle est dans la phase d'assimilation.
  • Je répète "This is a Christmas tree" pour bien insister sur la prononciation puis je lui demande :"Repeat". En fait, elle répète naturellement ce que je lui dis, sauf de temps en temps où il faut que je le lui demande explicitement. Je lui fais répéter "a Christmas tree" deux ou trois fois, suivant la difficulté pour qu'elle soit au point avec la prononciation.
  • Puis je passe à un autre objet. Je continue ainsi avec un troisième objet. Puis je reviens au premier. J'en ajoute un quatrième et je reviens "d'avant en arrière". Ainsi, elle prend confiance en elle : elle se rappelle certains des mots, ceux dont elle ne se souvient pas s'inscrivent mieux dans sa mémoire. Lorsqu'on a appris environ cinq ou six mots, je lui demande : "Show me a Christmas tree ?" et elle doit me montrer le sapin de Noël. Peu avant, nous avions révisé les couleurs. A ce moment-là, après avoir fait le tour des objets que nous venions d'apprendre, j'introduis la grammaire des adjectifs en disant, tout en pointant le sapin de Noël : "This is green. This is a green Christmas tree." Maintenant, je lui demande donc de me montrer la cloche rouge et blanche accrochée au sapin que nous venions d'apprendre, tout en répétant les noms des objets en les pointant : "Show me a red and white bell ?"...etc
  • Maintenant, c'est à moi de montrer des objets en demandant : "What is it ?". Elle doit aussi me dire leur nom et leur couleur dans une phrase : "What is it ? -This is a red and white bell ! - What is it ? -This is a multicolor carpet."...etc Bon, le plus souvent, elle me disait seulement : "red and white bell" mais en insistant un peu, le "a" refaisait son apparition.
Ce qui est intéressant de remarquer est qu'elle était contente d'avoir appris des mots, d'avoir révisé les couleurs et de savoir les placer dans une phrase. De plus, nous nous étions attachées à apprendre les mots d'objets se trouvant dans la pièce, et surtout, des mots en rapport avec le thème du mois : Noël. (D'autres mots ont aussi été appris comme chair, computer, table et carpet)
L'autre remarque que je ferais est qu'elle se souvenait très bien des mots au moment de les restituer : la  prononciation était parfois un peu hésitante : par exemple, elle m'a dit : "bark" au lieu de "dark" mais dans l'ensemble, c'est un succès.

Il y a donc trois étapes :
-Je nomme les objets en les pointant. Elle répète les mots.
-Je lui demande de me montrer tel ou tel objet. Elle peut aussi répéter les mots.
-Elle doit me dire comme s'appelle l'objet que je montre.

Il veut mieux éviter d'ajouter de nouveaux mots si vous voyiez que l'assimilation n'est pas bien faite. Si vous voyiez que l'enfant perd patience et n'arrive pas à retenir tous les mots, diminuez le nombre de mots. Peut-être que vous lui en demandez trop ! Si l'enfant en a sérieusement marre de votre exercice, proposez-en un autre. Il faut à tout pris éviter le sentiment d'échec. L'enfant doit sentir qu'il apprend quelque chose et qu'il progresse : cela lui donnera envie d'en apprendre plus ! Ce n'est pas grave du tout si vous introduisez certains mots que l'enfant sait déjà. Il sera content car il les connait, il aura plus de facilité à les retrouver et il est nécessaire de réviser les mots souvent et de nombreuses fois pour qu'ils soient inscrits dans sa mémoire pour toujours !

Cette méthode peut aussi fonctionner avec des cartes ayant les images des objets imprimées dessus mais je trouve cela plus intéressant de travailler avec de vrais objets se trouvant dans la maison (du moins au début, pour tout le vocabulaire concret). L'enfant est en contact avec ses objets tous les jours et je pense que cela facilite l'assimilation du vocabulaire.

Cette méthode m'a été inspirée par cette vidéo (en anglais). Le but des cartes est de construire le vocabulaire de l'enfant.
par Emy publié dans : Apprentissage et mémoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 5 décembre 2007
Au lieu d'aborder un sujet vaste qui est l'expatriation, j'ai préféré me concentrer sur l'enseignement à l'étranger. Inutile de préciser que même si vous projetez d'enseigner le français, il est indispensable de parler la langue du pays d'accueil ! Il existe plusieurs possibilités :
  • Vous enseignez déjà en France dans une école primaire, un collège ou un lycée public dépendant du ministère de l'Education Nationale : normalement, vous avez passé et obtenu le concours de l'IUFM, le CAPES, l'Agrégation...etc Vous pouvez demander une affectation dans un lycée français dans un pays étranger de votre choix. Votre dossier sera étudié et en fonction d'un tas de critères qu'il serait trop long de détailler ici, votre mutation sera ou non acceptée. Sachez que vous ne pourrez rester qu'au maximum 3 ans à l'étranger, renouvelable 1 fois. Consultez le site de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger dépendante du ministère de l'éducation nationale. Elle explique notamment le statut d'expatrié. Il faut s'y prendre très tôt : les dossiers sont à rendre entre début septembre et début octobre pour la rentrée d'après !
  • Si vous êtes professeur de français ou si vous possédez un diplôme pour enseigner le FLE (Français Langue Etrangère), vous pouvez parfois postuler directement auprès des écoles à l'étranger : c'est le cas des Etats-Unis où un diplôme universitaire suffit (Licence ou Master)  pour enseigner de l'école primaire au lycée. Les écoles américaines recrutent directement leurs professeurs, contrairement à la France, mais il est fort probable que vous n'aurez pas un statut de fonctionnaire et la sécurité de l'emploi !
  • Pour les Etats-Unis (je ne peux pas vraiment parler des autres pays car je ne sais pas...),pour les autres professeurs (ceux n'enseignant pas le français en école publique en France), vous pouvez aussi tenter vos chances directement auprès des écoles, bien qu'un professeur américain pourra aussi bien que vous enseigner les mathématiques ou la physique ou l'histoire,... : en fait, pour obtenir un visa de travail, votre futur employeur doit justifier qu'il n'a pas pu trouver d'Américains pouvant effectuer ce travail. Vous pouvez même tenter votre chance auprès des universités qui recherchent parfois des professeurs qui n'ont pas besoin d'un niveau Bac+8 pour enseigner !
  • Une dernière possibilité s'offre à vous : l'enseignement dans les écoles internationales. On en trouve un peu partout dans le monde et elles recrutent des professeurs de langue maternelle la langue qu'ils utiliseront pour enseigner. Souvent, les enfants choisissent une première langue qu'ils apprennent dès l'école maternelle. Puis une deuxième dès le primaire. Tous les cours se déroulent dans cette première langue, sauf le cours sur leur langue maternelle. (Par exemple, pour un petit français ayant choisi l'anglais, tous ses cours se déroulent en anglais, sauf le cours de français qui se déroulent en français, ce qui est plutôt logique !) Les écoles recherchent donc des professeurs francophones pouvant enseigner les mathématiques, la physique-chimie, la biologie, l'histoire-géographie, la sociologie, la philosophie,...etc
S'expatrier du Guide du Routard (idéal pour une première lecture sur le sujet)
EuropUSA : guide d'expatriation vers les Etats-Unis
Lycée français à New York
Ecole internationale de Denver (en anglais bien sûr)
Lycée français de Pékin
Ecole internationale de Genève
Ecole internationale de Genève, en français

Et il y en a bien d'autres !!!! Cette liste est très très loin d'être exhaustive. Si vous êtes interessé par le Vénézuéla ou l'Afrique du Sud, sachez qu'il y a des lycées français et des écoles internationales quasiment dans tous les pays.

Enfin, avant de décider de partir dans tel ou tel pays, peut-être est-il judicieux de se renseigner sur la diplomatie, les conditions de vie, le gouvernement en place, la sécurité, les intempéries : à ce titre, le ministère des Affaires Etrangères est un site incontournable, qui vous fournit des informations en temps réel. Vous pouvez aussi vous renseigner sur le niveau de vie, la condition de la femme, les religions pratiquées, les lois, les installations sanitaires (hopitaux, cliniques,...). Bref, un minimum de préparation et de recherches s'impose avant même de monter votre dossier ! Ne partez pas les mains dans les poches avec des idées fausses plein la tête !
Par exemple, les Etats-Unis subissent régulièrement les caprices du ciel et de la terre : tornades, cyclones, tremblements de terre, sécheresse, tempêtes de neige, feux de forêts,... suivant les régions.

Si vous connaissez d'autres possibilités d'enseigner à l'étranger, laissez moi un petit commentaire pour que je fasse quelques recherches et l'ajoute à ma liste.
Sur ce, bonne recherche !
par Emy publié dans : Apprentissage et mémoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 4 décembre 2007
La méthode Montessori (ce lien vous conduira vers des adresses d'écoles et des possibilités de formation à la méthode, ainsi que vers de nombreux sites francophones) a été inventée par une italienne médecin entre les deux guerres mondiales. Mme Montessori pensait que les enfants pouvaient apprendre par eux-mêmes en expérimentant l'environnement autour d'eux, ce qui se fait mieux s'il leur ait adapté : petit lavabo sur la baignoire pour se brosser les dents, un placard avec accès à leurs couverts pour mettre la table et éponge et serviettes...etc Ainsi, les enfants ne passent pas leurs journées à écouter ce qu'un adulte peut avoir à dire sur telle ou telle chose complètement abstraite et qu'il faut croire sur parole ! Cette méthode peut aussi bien être appliquée à la maison dans la vie quotidienne qu'à l'école pour l'apprentissage des matières traditionnelles : math, français, histoire, géographie, musique. Les enfants sont libres de choisir les activités qu'ils veulent faire (à condition qu'ils sachent utiliser le matériel). Le matériel est bien rangé à leur hauteur de telle façon qu'ils puissent y accéder sans demander à un adulte. Ils font l'activité puis nettoient et rangent le matériel. A ce titre, l'organisation de l'espace est très importante.
Avant six ans, les activités sont surtout reliées aux cinq sens et à la vie pratique (lacer ses chaussures). Vers 6 ans (parfois avant suivant la maturité de l'enfant : les enfants avancent à leur rythme), ils commencent les activités reliées au langage. Les activités mathématiques peuvent être introduites très tôt, notamment les formes, la géométrie. Il y a aussi une large gamme d'activités sur la géographie, l'histoire, les sciences naturelles et la culture générale. La méthode Montessori essaie de développer le côté indépendant de l'enfant, et se répondre à son souhait de "faire tout seul".
Il existe des écoles Montessori en France mais elles sont assez rares. En général, les écoles publiques qui appliquent ces méthodes sont des écoles où plusieurs enseignants intéressés se sont regroupés grâce aux mutations. Dans les écoles Montessori privées, parfois sous-contrat, il n'y a pas de système de notation. En fait, l'enfant progresse pour lui-même, il apprend par envie, par plaisir et par curiosité.  Les enfants ne sont pas en compétition entre eux ; du coup, ils s'aident généreusement. En général, il y a aussi une grande place laissée à la créativité et aux arts.
De nombreuses familles faisant l'école à la maison (ce thème sera développé dans un article prochain) utilisent partiellement ou complètement la méthode Montessori, suivant leur idéal de l'éducation.
Voici plusieurs blogs :
Margaux et Maelie, école à la maison
L'école en pyjama
De nombreuses autres familles pratiquent cette méthode.
C'est très intéressant d'écouter leur point de vue et  leurs critiques par rapport à cette méthode, bien qu'elle soit réconnue comme meilleure que le système traditionnel, pour la plupart des enfants, les enfants dyslexiques , et même les enfants handicapés.
Ce qui est important de remarquer est que les enfants adorent la méthode Montessori. Apprendre n'est ni un travail ni une obligation !
Voici une vidéo en anglais présentant la méthode Montessori.
Beaucoup de matériels pédagogiques a été créé par Mme Montessori et peut être acheté mais il est parfois aussi possible de le fabriquer soi-même. Dans les blogs, vous trouverez sur ce point, beaucoup de trucs et astuces.
Tous les enfants ayant fait leur scolarité dans une école Montessori sont particulièrement autonomes, responsables, ils ont acquis les bases fondamentales du français, des mathématiques et une solide culture générale sans ressentir de pression ou de stress, "seulement" pour le plaisir d'apprendre.

Je vous conseille très vivement de regarder cette vidéo en trois parties : c'est l'interview de la directrice de l'école Jardin des Soleils à Paris. Elle a une fille handicapée scolarisée dans cette école. Elle a aussi créé une école Montessori en Polynésie Française.
Partie 1.
Partie 2.
Partie 3.
Si vous souhaitez plus d'informations sur la méthode Montessori, inscrivez-vous gratuitement à la newsletter ! A chaque nouvel article sur le blog, un complément inédit vous sera envoyé.
par Emy publié dans : Apprentissage et mémoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 3 décembre 2007
Le brainstorming  existe depuis bien longtemps. "brain" signifie le cerveau en anglais et storm la tempête mais cela se traduit mieux par tempête d'idées.
Lorsque vous observez les personnes qui ont réussi dans la vie, souvent, c'est grâce à une idée révolutionnaire ! Prenez par exemple Google et son moteur de recherche : deux étudiants qui s'allient et créent un algorithme permettant de rechercher les meilleures pages web à partir de mots clés. Une entreprise est souvent créée à la suite d'une idée nouvelle, unique. Par exemple : les coffrets Découverte, Aventure, Détente, Gastronomie...etc
Le brainstorming consiste à laisser son cerveau s'exprimer en toute liberté, sans barrière, sans limitation, sans à priori, sans objectif particulier à part celui de produire des idées, de créer de nouvelles connexions (synaptiques), de nouveaux concepts. Il est très important d'être le plus créatif possible et de ne rien s'interdire, même les idées les plus farfelues ou les plus loufoques.
Ces idées venant très rapidement, elles peuvent aussi disparaître très vite et il serait vraiment dommage de perdre une bonne idée ! Un des moyens de stocker vos idées sans être gêné par ce stockage (lors de la production de ces idées) est d'utiliser les schémas heuristiques. (Je vous avais dit qu'ils avaient de nombreuses utilisations !)
  • Ne vous fixez pas de but particulier, à par celui de produire des idées : elles peuvent être n'importe quoi.
  • Notez la première chose qui vous vienne à l'esprit, ou faites un dessin, un symbole, une couleur.
  • Continuez avec la chose suivante qui vous vienne à l'esprit. Dessinez, écrivez, encerclez, gribouillez, colorez ! Reliez les idées qui vont ensemble.
  • Utilisez au moins une feuille A3.
  • Cela doit aller très très vite. Ne vous attardez pas sur les détails. Votre main doit suivre votre cerveau. Votre cerveau ne doit surtout pas être ralenti par votre main qui n'écrirait pas assez vite. Utilisez abbréviations, n'écrivez que le début des mots et vous complèterez plus tard. Ecrivez en gros ce qui vous semble important.
  • Lorsque vous pensez avoir fini, ne plus avoir rien qui vienne, attendez encore 5 minutes : une idée pourrait encore jaillir soudainement.
  • Prenez un temps de recul. Allez faire un tour.
  • Revenez et analysez vos idées. Sont-elles constructives ? Vous aident-elles à quelque chose ?
  • Y avez-vous pris du plaisir ? Normalement, ce genre d'exercice doit être fun !!! Votre cerveau a toute la liberté pour s'exprimer, ce qui ne lui arrive quasiment jamais. Recommencez aussi souvent que vous le souhaitez !
par Emy publié dans : Apprentissage et mémoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 1 décembre 2007
Pour commencer, un site très chouette : www.monsejourlinguistique.com/

Le meilleur moyen d'apprendre une langue étrangère, et ce quelque soit cette langue, est de s'immerger complètement dans le pays où les habitants la parlent, sans contact avec sa langue maternelle. Le "processus de l'incontournable" se met en place : vous n'avez tout simplement pas le choix, cela devient "presque une question de survie". Si vous ne voulez pas vous retrouver à manger quelque chose que vous n'aimez pas, ou vous retrouvez à faire une activité qui ne vous enchante pas, il faut bien trouver le moyen de refuser ou d'expliquer ses goûts !
N'importe qui vous conseillera, avant de vous lancer dans une telle expérience, d'avoir au moins les quelques rudiments indispensables de la langue. La grammaire n'est pas essentielle mais savoir dire : bonjour, oui, non, merci, au revoir, j'ai faim, j'ai soif, d'accord, je m'appelle..., ...etc semble n'être pas trop demandé, et surtout, vous vous remercierez vous-même d'avoir appris ces mots lorsque vous serez sur place. Emportez un dictionnaire. Si ça vous rassure, emmenez-le avec vous partout mais ce n'est pas obligatoire. La plupart des gens sont contents voire fiers, qu'on apprenne leur langue et ils seront en général bien disposés à vous aider. Si ce n'est pas le cas, vous êtes tombé sur la mauvaise personne et ce n'est vraiment pas de chance !

Je vais développer mon expérience : j'ai été étudiante d'échange (exchange student) aux Etats-Unis. En fait, je suis partie pendant 10 mois, de août à juin, vivre dans l'Indiana, dans une famille américaine et en allant au lycée (Clinton Central High School) là-bas. Je suis partie après avoir reçu mon baccalauréat : je pense que c'est le meilleur moment pour partir car on a la clé pour aller à l'université dans la poche ! Partir au lycée peut être assez délicat à gérer car souvent, l'année est à refaire et il y a un an de décalage (redoublement) avec ses amis. A l'université, ce n'est pas gênant, car l'âge des étudiants est plus étalé.

Les progrès au fil des mois:

si on prend l'exemple d'un séjour de 10 mois, comme ça a été mon cas, vous progresserez très vite au début. Le premier mois, tout est nouveau et il faut s'habituer à une nouvelle vie. Le vocabulaire courant va s'imprimer petit à petit dans votre tête et les mots qui reviennent tout le temps vont vite devenir des automatismes. Ce n'est pas évident de comprendre du premier coup ce qu'ils disent, mais même s'il faut qu'ils répètent plusieurs fois, vous finirez par comprendre à peu près ce qu'ils veulent dire. N'hésitez pas à demander l'explication des mots que vous ne comprenez pas. Personnellement, je n'avais pas de dictionnaire sur moi alors je demandais tout simplement. Ce n'était pas toujours évident pour eux de m'expliquer le sens de certains mots abstraits alors, lorsqu'ils n'y arrivaient pas, je notais simplement le mot quelque part et je regardais dans le dictionnaire plus tard.
Les progrès sont vraiment impressionnants les trois premiers mois. Si vous vous concentrez sur le fait d'avoir une vie sociale, de vraiment faire l'effort de rentrer en contact avec la population, d'aller vers les autres et de prendre le temps de les écouter et aussi de répondre à leurs questions sur la France et les français, vous ferez des progrès très très rapidement. Vos phrases seront de mieux en mieux construites et vous vous sentirez moins fatigué qu'au début.
Les mois suivants, vos progrès seront plus lents. Vous aurez peut-être tendance à être découragé par moment. Vous comprendrez la plupart des phrases mais vous aurez encore des difficultés à comprendre une conversation entre plusieurs natifs. Certaines expressions familières pourront encore vous échapper ou des mots techniques. Vous n'êtes pas encore à l'aise avec certaines tournures de phrases ou certains temps. Vous hésitez et ce n'est pas encore naturel. Par contre, si vous faites l'effort de penser dans la langue, cela ne pourra qu'accélérer vos progrès. Vous aurez aussi tendance à vous assoir sur vos acquis.
Mais, à force d'être plongé dans la langue, jour après jour, et en vous concentrant sur l'écoute, vous progresserez sans vous en rendre compte. Lorsque vous n'aurez plus besoin de faire l'effort pour penser dans la langue, lorsque vous commencerez à réutiliser des expressions sans avoir eu conscience de les apprendre, lorsque vous pourrez regarder la télévision ou des films sans avoir à vous concentrer pour comprendre l'histoire, vous serez sur la voie du bilinguisme.
Je vous conseille vivement de partir 10 mois et non pas 6 ou 3. 3 mois est vraiment insuffisant pour devenir bilingue. Au bout de 6 mois, si vous faites les efforts nécessaires pour vous intégrer, vous n'aurez plus envie de partir si tôt, vous aurez l'impression de ne pas encore avoir tout vu, découvert, appris. La plupart des étudiants sont déçus de partir si tôt et regrettent leur décision.
Le bilinguisme est assez difficile à définir car vous ne connaitrez jamais tous les mots d'une langue. Mais, personnellement, et après concertation avec des profs et des anglophones, on peut considérer que quelqu'un est bilingue lorsqu'il peut communiquer aisément et naturellement (le même naturel que pour sa langue maternelle) dans la langue en faisant un minimum de fautes et en comprenant tout ce qu'on peut lui dire. Quelqu'un marquera qu'il est bilingue sur son CV s'il est certain de pouvoir conduire l'entretien dans la langue apprise.
Après un séjour de 10 mois à l'étranger, et en continuant de pratiquer la langue un maximum, on peut se considérer bilingue.

Personnellement, je trouve ça extrêmement magique de pouvoir m'exprimer dans une langue étrangère et de pouvoir la comprendre. C'est vraiment une expérience particulière d'apprendre une langue sur le terrain. Mon expérience est très différente de l'expérience que peut avoir un étudiant ERASMUS. Sachez que vivre dans une famille américaine est vraiment très instructif, très intéressant et des liens forts se tissent avec eux.
Enfin, peu importe le séjour à l'étranger, on n'apprend pas seulement la langue : c'est une expérience très enrichissante sur bien des points.

Vous remarquerez que je ne fais jamais de pub pour tel ou tel organisme. Je veux que mon témoignage reste objectif et non-influencé. Je tiens à souligner que mon expérience a été très bonne (sauf quelques gros problèmes au début) mais que ce n'est pas le cas de tout le monde : choisissez bien l'organisme. De plus, si vous souhaitez vous lier avec la famille, c'est mieux de rester dans la même famille pendant tout le séjour.
N'hésitez surtout pas à laisser un commentaire si vous projetez de partir à l'étranger et que vous avez des questions. Je serai ravie de vous aider.

De nombreux autres témoignages de séjour linguistiques sont disponibles ici.
par Emy publié dans : Apprentissage et mémoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 26 novembre 2007
Aujourd'hui, je vais vous parler des différentes manières d'apprendre l'anglais, certaines de ces manières étant mieux adaptées à certaines périodes de la vie.
D'abord, je voudrais vous rappeler qu'on estime le nombre de personnes pouvant parler anglais à 2 milliards (langue maternelle ou apprise). Je considère que quelqu'un parle anglais lorsqu'il est capable de communiquer. COMMUNIQUER : voilà à quoi sert l'anglais, et les langues en général. C'est l'objectif que quiconque devrait avoir lorsqu'il apprend une langue.
Déjà, il y a deux façons d'apprendre : en autodidacte (c'est à dire, seul, par soi-même) ou avec un professeur particulier ou en classe. L'autodidactie peut être utile pour les personnes ayant un niveau intermédiaire et qui souhaitent progresser à leur rythme.
Pour les débutants, je vous conseille la méthode Assimil qui peut être utilisée à tous les âges : utilisez à la fois le livre et les CD audio, c'est indispensable pour les débutants. Elle est reconnue ; elle fonctionne, à condition d'être motivé sur la durée. Complétez-la avec une méthode de grammaire car la méthode Assimil la détaille peu et cela pourrait vous manquer. Assimil : L'anglais sans peine.
Pour les personnes de niveau intermédiaire, la méthode Assimil a émis un livre de perfectionnement.
Sachez que notre méthode scolaire qui consiste à apprendre des listes de vocabulaire et des règles de grammaire est le meilleur moyen pour vous dégouter et le pire moyen pour apprendre une langue étrangère.
L'idéal est de compléter votre apprentissage en vous mettant en contact avec un correspondant. Vous pouvez en chercher un sur les nombreux sites français  ou anglophones. Et ce serait absolument parfait si vous étiez en contact avec des anglophones dans votre travail, vos études  ou des voyages.

Si vous souhaitez apprendre l'anglais avec un professeur, choisissez le bien : il doit absolument vous encourager à parler à l'oral et si ce n'est pas le cas dès le début, changez-en !
Lorsque vous entrez en contact avec votre futur professeur, demandez des cours de conversation. Dites que vous souhaiterez surement avoir des éclaircissements au niveau de la grammaire et des temps mais que vous souhaitez vous consacrer sur la compréhension et l'expression orale. Expliquez bien que vous êtes débutant et qu'il faudra donc qu'il soit patient et qu'il utilise des techniques pour vous introduire du nouveau vocabulaire sans faire des listes et que vous aurez besoin de son aide pour connaître la prononciation. Choisissez un professeur étranger parfaitement bilingue ou français qui maîtrise parfaitement l'anglais. Un français sera peut-être plus à même de vous expliquer la grammaire et de comprendre vos problèmes, vu qu'il les aura lui même rencontrés lors de son cursus.
Et même avec un prof, le travail personnel est indispensable : une heure d'anglais par semaine n'est pas suffisant pour progresser !

Vous pouvez aussi faire appel à des organismes privés. Attention ! Ils sont privés et souvent à but lucratif,. Certains sont très bons, d'autres très mauvais : le mieux est le bouche à oreille. Renseignez-vous auprès de vos amis ou dans les forums sur Internet !

De plus, que vous soyez autodidacte ou que vous appreniez avec un professeur, je vous conseille vivement de regarder un maximum de films et de séries américaines en version originale. Evidemment, au début, les sous-titres seront indispensables. Mais votre oreille, si vous faites attention aux mots et que vous ne lisez pas méchaniquement les sous-titres, va s'affiner et vous serez capable de comprendre des morceaux de phrases, des expressions, telles que "What's up ?", "How are you ?" etc... Cela vous mettra en contact avec l'anglais parlé, et non plus seulement celui des livres. Essayez de passer aux sous-titres anglais dès que possible. Même si vous ne comprenez pas tout, les images sont une grande aide. Pensez à imiter les acteurs, à répéter ce qu'ils disent avec leur accent. Même si les phrases n'ont pas toujours un sens, cela vous aidera à imprimer dans votre esprit les intonations particulières.

Pour les lycéens, ces organismes organisent des séjours à l'étranger, dans la plupart des pays, de l'Angleterre au Vénézuéla en passant par le Japon.  Cela dépend de la langue que vous voulez apprendre, de la culture que vous voulez connaître.  Ces séjours peuvent être courts (une quinzaine de jours) ou longs (10 mois).  Je m'étendrais  dans un autre article des séjours longs (que j'ai moi-même expérimenté ). Parfois, ils proposent des cours, des activités sportives et/ou des visites : cela dépend des loisirs de votre enfant.
Evitez d'envoyer votre enfant loin pendant longtemps la première fois !
Un séjour d'une quinzaine de jours est adapté aux enfants et aux pré-ados, n'étant jamais parti seuls. L'idéal est d'être accueilli dans une famille d'accueil investie dans le programme (ce que je sous-entends est que cette famille n'accueille pas ces enfants, uniquement pour l'argent !) Votre enfant rentrera en contact avec une nouvelle culture, une nouvelle façon de faire et une nouvelle langue. C'est mieux si votre enfant passe du temps seul avec des natifs, à visiter, à manger, à discuter...
Il existe un autre type de séjour en France : les centres de vacances où les animateurs sont anglophones et viennent du monde entier. C'est bien adapté pour un premier contact avec des étrangers parlant anglais pour des élèves de primaire et de collège. Voici les deux organismes que je connais :
Sachez que plus vous restez longtemps à l'étranger en immersion, plus vous progresserez.
Pour les ados,  ces mêmes organismes proposent des séjours d'un mois, parfois plus, à l'étranger.
Pour les étudiants et les adultes, ces organismes proposent des séjours intensifs de préparation au TOEIC ou au TOEFL.

Notez que je n'ai pas mis de lien vers des organismes privés : il en existe beaucoup et je ne peux vous en conseiller un plutôt qu'un autre. Je n'ai pas eu une très bonne expérience avec ceux que j'ai testés, si on regarde le rapport qualité/prix donc le mieux est vraiment d'en parler autour de vous et d'écouter ce que les gens ont à dire sur l'un ou l'autre !

Enfin, il m'était impossible de finir cet article sans vous parler sur site www.anglaisfacile.com/ . Absolument génial, vous y trouverez des leçons, des exercices, des tests, des jeux, et de nombreuses choses encore qui seront un bon soutien GRATUIT à votre apprentissage. (Le site s'est développé et offre maintenant de nouvelles langues: allemand, italien, etc)

Je vous souhaite beaucoup de persévérence et de plaisir !
par Emy publié dans : Apprentissage et mémoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 24 novembre 2007
Mon dernier article portait sur l'apprentissage en général.  Aujourd'hui, je vais développer mon expérience des schémas heuristiques , dont vous trouverez les techniques sur le site en lien.

Les schémas heuristiques (aussi appelés Mind Maps mais c'est un terme déposé), ont des utilités variées : tenir son journal intime, créer une histoire, résumer un livre, élaborer un site internet,... Pour plus d'informations, je vous conseille un des nombreux livres de Tony Buzan.

Personnellement, je les utilise occasionnellement pour apprendre certains de mes cours. Cela ne m'aide pas pour ce qui est du raisonnement mathématique, mais un schéma heuristique facilite de façon remarquable l'apprentissage de définitions, de nouveaux concepts. Il permet de faire le sommaire des connaissances à  apprendre et ainsi, d'avoir une vue d'ensemble. En général, mes cours sont assez désorganisés, sans chapitre ou partie. Le schéma me permet d'y voir plus clair.
Tony Buzan conseille de prendre une grande feuille A3. Je vous conseille de coller (avec une pâte autocollante par exemple) plusieurs feuilles blanches (4x4) sur un mur assez grand : de cette façon, vous ne manquerez pas de place et vous pourrez prendre du recul. Faire le schéma peut vous paraitre fastidieux mais une fois fini, ce que vous avez à apprendre sera presque entièrement mémorisé, sans que vous vous en soyez rendu compte. Utilisez des couleurs, des photos, des images, des symboles, des mots bien sûr, personnalisez au maximum votre schéma et laissez votre côté artistique s'exprimer. Amusez-vous ! N'attachez pas trop d'importance aux règles "officielle" du schéma heuristique, faites comme vous le sentez !
L'idée du mur m'est venue après avoir regardé le premier épisode de Prison Break (oui oui !) Mickeal Scofield essaie d'apprendre tout un tas d'informations en les mettant sur un mur, en les reliant, mais le nombre d'informations est tellement important et le temps tellement limité qu'il recourt au tatouage... Il utilise aussi des cartes cartonnées pour couvrir les informations et "réciter" de tête ce qu'il y a en dessous. Je vous conseille de faire de même : couvrez les parties de votre schéma heuristique que vous avez le plus du mal à mémoriser et à réciter. Essayez de visualiser la zone couverte et récitez à haute voix. Quand vous pensez que vous connaissez tout, dessinez le de nouveau (en plus petit, si vous voulez), pour voir si tous les détails sont bien mémorisés.
L'avantage du schéma heuristique est qu'ensuite, il ne vous suffira que d'un coup d'oeil sur votre schéma pour vous en rappeler le moindre détail. En général, ces informations apprises de cette façon reste bien encrées dans votre cerveau, à condition de revoir votre schéma de temps en temps.

Pour finir, rappelons les 3 étapes dans l'apprentissage :
-l'assimilation : les informations sont enregistrées dans votre cerveau.
-la réactivation : vous retrouvez aisément les informations : récitation, visualisation. Vous pouvez les utiliser.
-Vous avez suffisamment de recul pour les utiliser sans même y penser : par exemple, lire et écrire.
par Emy publié dans : Apprentissage et mémoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 16 novembre 2007
Pour ce deuxième article, j'avais envie de parler de ce que je fais le plus : APPRENDRE. Je suis étudiante et je passe mes journées à cela : c'est mon travail ! 

  "Apprendre, c'est déposer de l'or dans la banque de son esprit." Shad Helmstetter.
  
Certains scientifiques ont fait des recherches sur la mémoire, nos facultés intellectuelles et notre intelligence. Certaines personnes apprennent mieux en lisant, en écrivant, en écoutant, en refaisant les choses.  Pour découvrir votre profil d'apprentissage, rendez-vous sur le site www.apprendreaapprendre.com
La plupart des personnes pensent que pour améliorer leur intelligence, ils doivent améliorer leur mémoire. Il y a de nombreuses façons d'améliorer sa mémoire. Il faut un peu d'entraînement pour utiliser les procédés mnémotechniques tels que le tableau mnémotechnique des chiffres , ou les schémas heuristiques  pour apprendre ses cours (nombreuses autres applications) plus rapidement.
Avant tout, connaître de manière simplifiée le fonctionnement de son cerveau paraît, lorsqu'on y réfléchit, essentiel pour apprendre. Voici un site extraordinaire : très intéractive, la navigation est agréable, comme un jeu, et on apprend à connaître notre cerveau en fonction de différents niveaux. A visiter absolument ! 

  • Que fait le plus un jeune enfant ? Il dort. Pendant le sommeil, notre cerveau traîte l'information accumulée pendant la journée. Le sommeil est absolument indispensable !
  • Que fait-il d'autre ? Il pose des questions : d'ailleurs, cela a tendant à énerver les adultes parfois. Les enfants font preuve d'une curiosité magique. Malheureusement, l'école tue cette curiosité. Essayez chaque jour de retrouver cette curiosité enfantine et vous apprendrez naturellement, sans contrainte, pour le plaisir !
  • Mais encore ? L'enfant est très motivé pour apprendre car l'apprentissage est indispensable pour grandir. Il apprend à marcher en observant les autres (et nous sommes anatomiquement concu pour marcher debout), il apprend à parler, à jouer, il s'éveille. Cherchez votre motivation. Elle est au fond de vous : trouvez-là ! On ne peut pas trouver si on ne cherche pas (cela me rappelle la pub pour les dons pour vaincre le cancer) Lorsque vous aurez trouver votre motivation, cela vous donnera une force, un but, de l'énergie, de la tenacité pour apprendre.Par pitié, ne me dites pas que c'est l'argent ! L'argent peut être un part de votre motivation, mais c'est une toute petite part. Trouvez une motivation plus importante, plus glorifiante, plus émotionnelle. "La motivation est, pour l'esprit, semblable à de la nourriture. Une assiette seule ne suffit pas." Par Peter J. Davies.
Bien sûr, notre mémoire est importante. Mais elle ne le sera jamais autant que notre mémoire intelligente, aussi simplement appelée l'intelligence. La mémoire intelligente est l'endroit où se trouvent les liens qui relient les informations stockées dans la mémoire ordinaire. Alors que la mémoire ordinaire décline avec l'âge, la mémoire intelligente progresse, devient plus efficace. Elle nous aide à trouver les solutions à nos problèmes quotidiens, à avoir de la réactivité, à participer à une conversation, à motiver une équipe,...etc Pour perfectionner votre mémoire intelligente, je vous conseille le livre La mémoire intelligente de Barry Gordon. Mais il en existe surement bien d'autres !
Donc, en résumé, pour apprendre, il vous faut :
    une dose de sommeil
    une poignée de questions
    beaucoup de motivation


et j'ajouterais aussi de la persévérance, mais celle-ci découle naturellement de votre motivation. Lorsqu'on apprend avec une bonne motivation, le temps paraît passer plus vite. On trouve du temps sans s'en apercevoir. On n'a plus besoin de prendre le temps : il se prend tout seul !
D'ailleurs, un petit exemple : aller à l'école, au collège, au lycée ou à l'université n'est pas toujours une partie de plaisir. Certains regardent leur montre toutes les 5 min. Le temps passe... lentement. On est distrait. On sort de cours sans vraiment avoir compris. On sait qu'on devra travailler dur, sans plaisir, qu'on devra se forcer pour comprendre. Pourtant, il y a une autre attitude : on se concentre, on fait de son mieux, on essaie de participer, de trouver la solution. Déjà, le cours est fini. On n'a pas forcément tout compris mais le cours est plus clair et déjà une partie est assimilée. Même si on n'aime pas l'école, même si on n'aime pas tel prof, telle matière, on gagne son temps à écouter et à s'investir pendant le cours.
Enfin, je voudrais pousser un coup de gueule sur la pédagogie à l'université qui est totalement inexistante, ce qui est effroyable !!!

Bonne soirée.    
par Emy publié dans : Apprentissage et mémoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Blog : Consommation sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus